11.1.08

Patrouille à l'Est

Réalisation et scénario: Amar Laskri
Assistant: Mohamed Bouamari
Directeur de la photo: Noureddine Guenefi
Montage: Rachid Dabouz
Interprétation: Smain Hadj,Hadjadj, Cheikh Nourredine...
Production O.N.C.I.C. Année 1972. Noir et blanc. 35 mm. 1h35
Lauréat du XXème Anniversaire de la Révolution.
Une patrouille de l'armée de libération doit traverser la frontière de l'est pour transporter un prisonnier à Tunis. Le film inspiré d'un fait véridique a permis au réalisateur de porter à l'écran ce qu'il a vécu dans le maquis pendant la guerre. Film souvenir il se veut un témoignage sur la vie des maquis. Mais la méthode descriptive et un peu naïve de Laskri ne touche pas toujours au but.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.






Patrouille a l'est - Ma-Tvideo France2
Patrouille a l'est - Ma-Tvideo France2

Les Bonnes Familles

Réalisation et scénario: Djafar Damardji
Directeur photo: Boubaker Tourqui
Montage: Mouloud Djemaa
Interprétation: Hassan El Hassani,Khaled Safer, Rabah Chouider, Djafar Damardji
Production Services Culturels du F.L.N. 1972. 35 mm. Couleur. 1h30
"Le film se propose d'exposer dialectiquement les phénomènes des alliances familiales de la ville et de la campagne, de la technocratie et de la bourgeoisie foncière" (extrait du synopsis publié dans Cinéma-Production cinématographiques de 1957-1973-Ed. Ministère de l'Information et de la Culture-Alger).
Ce film n'a pas été exploité à ce jour. Nous le mentionons pour mémoire.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.

La Guerre De Libération

Réalisation: Farouk Belloufa
Montage: y. Khodja, Hamid Djellouli
Musique:Piccioni
Commentaire:Ahmed Fadheli
Production: Ministère de l'Information. Producteur délégué C.A.C. Année 1972. 35 mm. Noir et Blanc. 1h30
Il est un peu embarrassant de remplir la fiche technique de ce film. Farouk Belloufa avait en effet réalisé un film d'après les documents d'archives rachetés après le film réalisé en France d'après le livre de Yves Courrière "La guerre d'Algérie". Ce travail intitulé "Libération" plaçait la guerre de libération algérienne dans une perspective historique liant la Révolution d'Octobre aux luttes de libérations nationales en Asie et en Afrique.
Le producteure(le ministère de l'Information) estima que ce film ne répondait pas à ses voeux et fit remonter ce document qu'il appela ensuite "La guerre de libération". On peut dire tout de suite que le titre nouveau (et définitif de ce film) révèle tout au moins beaucoup moins d'ambition que le projet initial de Farouk Belloufa. Sur la publication du ministère de l'Information: Cinéma production cinématographique 1987-1973, le nom du réalisateur ne figure pas. Et par ailleurs celui-ci refuse de reconnaître "La guerre de libération" comme son film. C'est dire combien il était difficile de remplir la fiche technique d'un film qui a changé de titre, qui n'existe plus et dont le réalisateur refuse la paternité. Le film qu'il est possible de voir est un documentaire "honnête" sur la guerre de libération algérienne.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.

Noua

Réalisation: Abdelaziz Tolbi
Scénario: Abdelaziz Tolbi, adapté d'une nouvelle de Tahar Ouatar.
Cameraman: N. Abdel.
Montage: Aladjali Meddad-Rezzab
Interprétation: Non-professionnels
Production RTA. 16 mm gonflé en 35 mm. Noir et blanc. Année 1972.
Ce très beau film d'Abdelaziz Tolbi- et le seul à ce jour-fut réalisé pour la télévision, à la faveur d'"un printemps" né de la bataille menée pour la Révolution agraire. Les responsables de la Télévision durent faire appel aux jeunes réalisateurs laissés dans l'inaction jusque-là, pour mettre en image la campagne lancée par le gouvernement. Le récit commence la veille du 1er Novembre, dans un village des Aurès qui vit dans une misère insondable. Contre les pauvres il y a les administrateurs coloniaux et les Algériens possédants. C'est aussi l'histoire d'amour de Noua, la fille du taleb et du fils du pauvre laboureur. Le scénario très intelligent place l'évasion des jeunes gens la nuit de la réconciliation des tribus. Contre l'oppresseur français, les paysans viennent de réaliser qu'il fallait s'unir et ils abattent dans la nuit l'arbre de la discorde. Par sa rigueur et sa grande beauté, ce film apporte au cinéma algérien un ton, une qualité qui lui faisaient défaut.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.

Près du Saf Saf

Réalisation: Moussa Haddad
Scénario: Othman Ameur
Directeur photo: Mohamed Smatti, Abdellah Nounedjar
Montage: Tewfik Soltan
Interprétation: non-professionnels.
Production RTA. Année 1972. Noir et blanc. Inversible. 16mm. 1h00
Slimane décide de creuser un puits et pour cela d'utiliser l'argent que lui envoie son fils émigré en France. Sa femme voudrait, elle, consacrer cet argent au mariage du garçon. Malgré les oppositions de sa femme et des gens du village, le paysan commence les travaux. Mais comme il est seul et qu'il a peu de moyens, un jour c'est l'accident. Les gens du village comprennent enfin que le résultat de Slimane est aussi le leur, ils se portent alors son secours. Ce conte moral est le premier des longs métrages produits dans le cadre de la révolution agraire lancée par la RTA. C'est l'un des meilleurs. Il place Moussa Haddad parmi les espoirs du cinéma algérien.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.

27.12.07

Sueur Noire

Réalisation et scénario: Sid Ali Mazif
Directeur photo: Brahim Tourqui
Interprétation: Hosni Kitouni,Ziani...
Production: RTA. Année 1972. 16 mm gonflé en 35 mm. Noir et blanc. 1h40
Un jeune Algérien est exclu du lycée français où grâce à la position qu'occupe son père au village- contremaître et ancien moudjahid-il fait ses études. Pour le père dont le rêve est de voir son fils gravir les échelons de l'échelle sociale dans cette Algérie colonisée c'est la catastrophe; le jeune homme décide alors d'aller travailler à la mine. C'est le début de l'apprentissage de la vie. Auprès des militants il prend conscience de la lutte de classes et s'engage aux côtés des resistants. Une grêve générale sauvagement réprimée aidera les problèmes à se radicaliser. Ce premier long métrage de Sid Ali Mazif est plein de promesses. Plusieurs scènes du film sont bien vues et le réalisateur montre pour son héros beaucoup de sympathie, qu'il réussit à nous faire partager.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.

Décembre

Réalisation: Lakhdar Hamina
Scénario et adaptation: Georges Arnaud
Directeur de production:¨Pierre Goult
Interprétation: Michel Auclair, Sid Ali Kouiret, Keltoum, Hassen Hassani.
Production: Office des Actualités Algériennes, Telcia Films (Paris). Année 1972. Couleurs. 35mm. 2h00.
La question algérienne va être portée à l'ordre du jour des Nations Unies. Les services de l'armée française ont entre les mains un chef responsable du FLN. On s'attend à de grandes manifestations populaires. Par la torture les soldats français essaient de faire parler un militant. Le film va nous montrer les problèmes de conscience d'un officier parachutistes. Ce film d'une réalisation honnête manque d'intérêt au niveau du scénario. On ne retrouve pas là la manière lyrique et si émouvante du réalisateur du "Vent des Aurès".
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.



Bande Annonce DECEMBRE
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Extrait DECEMBRE
envoyé par lakhdar-hamina

L'Embouchure

Réalisation et scénario: Mohamed Chouikh
Directeur de la photo: Mahmoud Lakehal
Montage: Amar Cherigui
Interprétation: Damraoui, Abdelkrim Zellal, Nadia Tamar.
Production R.T.A. Année 1972. Noir et blanc. 16 mm. 1h50.
Ce film a été produit dans le cadre de la campagne sur la révolution agraire. L'histoire se passe dans une communauté de pauvres paysans pêcheurs. C'est avec une très grande sensibilité que Chouikh nous montre la misère, l'exploitation de ces gens. Il a évité tout ce que le sujet pouvait avoir de facile. Dès son premier long métrage le réalisateur fait montre d'un grand talent.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.

Sanaoud

Réalisation: Slim Riad
Scénario: Ania Francos, Ahmed Rachedi
Directeur photo:Rachid Merabtine
Interprétation: Benguettaf, Zohra Faiza, Ahmed Rais, Hassen Hassani, Joseph Nanou.
Production O.N.C.I.C. Année 1972. Couleurs. 35mm. 1h45.
Le jeune palestinien Hayel décide de quitter le camp de réfugiés où il se trouve pour rejoindre l'OLP qui se bat en territoires occupés. Sa première et seule mission, car il mourra héroïquement est d'attaquer un camp israélien.
Pour la deuxième fois la production algérienne s'intéresse à un sujet qui dépasse ses frontières - le premier on s'en souvient était "Les Damnés de la terre" de Ahmed Rachedi- On ne peut pas dire que c'est une réussite ni sur le plan de la réalisation ni sur les thèmes développés. Car au lieu de s'attaquer aux problèmes defond qui soulèvent la nation arabe sur le sujet, à savoir la lutte politique entre les Etats réactionnaires arabes et progressistes, les scénaristes et le réalisateur ont donné à la cause palestinienne un petit film héroïque, sans intérêt ni sur le plan politique, ni sur le plan cinématographique.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.

Tahia Ya Didou

Réalisation et scénario: Mohamed Zinet
Cameraman: Ali Maroc
Musique: Hadj M'Hamed El Anka
Interprétation: Mohamed Zinet, Momo, etc...
Production: La Ville d'Alger. Année 1971. Couleurs. 35mm. 2h00
Parti d'une commande de la ville d'Alger d'un documentaire touristique, Zinet arrivera à un film très particulier sur sa vision de la capitale avec son présent gouailleur et son passé douloureux. Ce film chaleureux et d'une facture extrêmement moderne est à ce jour undes plus beaux films du cinéma algérien. Il lui apporte cet humanisme qui fait si cruellement défaut à un cinéma qui se veut populaire.
In "En attendant Omar Gatlato, regards sur le cinéma algérien" de Wassyla Tamzali. Editions EN.A.P. 1979.